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A propos de l'auteur
Bienvenu dans l'atelier
Ce chapitre s’ouvre en mémoire de quarante années de créations visuelles, d’installations et d’expositions. Ici, s’inscrit ensuite le récit des projets récents et du travail en cours.
Janvier 2010
Follow the story
C'est dans un trés bel espace des quais de Seine à Paris que se déroule cette exposition concept avec la photographe Alecska.
18 octobre 2024
Epuisement d'un lieu
Une série réalisées au départ d'observation de silhouettes vues de la terrasse d’un café durant 3 jours consécutifs.

Des silhouettes dans l'art
Créateurs et artistes ont abordés les silhouettes dans leurs oeuvres : visite sous influences de cet univers.




Retrouvez ici les ouvrages de Laurent Nicolas publiés sous forme de Nouvelles et de courts récits.
Lisez de larges extraits en téléchargement gratuit.


Aube
J’ai longtemps cru que le matin ne m’aimait pas, qu’il me délaissait encore engourdit de mes rèves pour s’occuper du monde, des autres. Je n’étais pour lui, qu’une ombre claire contournant des édifices fragiles, survolant un par un, les liens qui me retenaient à des souvenirs douloureux de la veille.
1 mai 20241 min de lecture


Traces
Je me souviens avoir volé la silhouette d’une fille sur la plage, un dimanche au Lagon. Elle était venue parler longuement, comme si le fait de dessiner son ombre sur ce monde impliquait d'en faire aussi une histoire. Une vie en tropique, sur une île que d’aucuns imaginent paradisiaque et qu’elle rêvait de quitter.
1 mai 20242 min de lecture


Deux silhouettes sous la pluie
" Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation."
Ernest Hemingway
3 avr. 20241 min de lecture


Les bouleaux
Elle est attirée par des petites choses, des détails que d’autres ne remarquent pas : les rides de sourires que font parfois les arbres, comme ce regard clair un jour qui entra dans le sien en posant la main sur la sienne, en silence, pour qu’elle se calme alors qu’un orage allait éclater. Les couleurs ingénues de l’automne finissant lui rappelle ce geste conciliant.
6 mars 20241 min de lecture


"Un homme qui dessine n’écoute jamais"
La vraie souffrance, après tout, n'était pas que le monde eût volé en morceaux; cette explosion était même plutôt un soulagement. La vraie souffrance était que le monde continuât d'exister, entier, ordinaire, et qu'il fallût s'acharner à y vivre.
Iris Murdoch - Le château de sable
4 mars 20241 min de lecture


Traces dans la neige
La vie ne doit pas être un voyage en aller simple vers la tombe, avec l'intention d'arriver en toute sécurité dans un joli corps bien conservé, mais plutôt une embardée dans les chemins de traverse, dans un nuage de fumée, de laquelle on ressort usé, épuisé, en proclamant bien fort : 'quelle virée'.
Hunter S. Thompson
16 févr. 20243 min de lecture


La tragédie du destin
Parfois, en montant à bord du bateau reliant un continent à une île, il se sentait en cavale, persuadé de déroger à des destinées toutes tracées. De Reggio de Calabria à Messine, de Bolivar Side à Galveston. Dans le parfum des tamarins et de la pluie tropicale à l’aéroport de Gillot ; lorsque personne n’attend et qu’il allait sans but précis,
8 févr. 20242 min de lecture


Je me souviens
"J’aimerais qu’il existe des lieux stables, immobiles, intangibles, intouchés et presque intouchables, immuables, enracinés ; des lieux qui seraient des références, des points de départ, des sources ..."
Georges Perec
5 févr. 20242 min de lecture


Silhouettes de la chienne de l'atelier.
Nous avons marché, la chienne et moi comme nous l’avons fait, me semble-t-il, depuis toujours, remontant une draille* cévenole à la conquête d’un vol de bartavelles. La chienne, avide, rêve de tenir dans sa gueule la rançon ensanglantée d’une promenade matinale en chasse prolifique. Mais nous ne chassons que les silhouettes d'oiseaux, avec les yeux pour fusils.
2 févr. 20242 min de lecture


L'atelier
J’aimais entendre les bruits de la rue à l’aube lorsque les premiers clients arrivaient. La cafetière balançait des vapeurs sucrées qui se mêlaient aux parfums âcres de l’huile et de la graisse. Le poste de radio grésillait les informations du monde dans le tumulte des craquements d’acier, d’outils tombant au sol mêlés aux vrombissements des moteurs. J’aimais particulièrement celui des Panhard. Leur rugissement ressemblait tellement à celui d’un animal sauvage.
31 janv. 20242 min de lecture


Silhouette en Alberta
« Parce qu’au bout du compte, tu ne te souviendras pas du temps passé au bureau ou à tondre la pelouse. Va grimper cette foutue montagne »
Jack Kerouac
10 janv. 20241 min de lecture


Mathilde dans la ville !
Que saisissons-nous des gens, la première fois que nous posons les yeux sur eux ? Leur vérité, ou plutôt leur couverture ? Leur vernis, ou leur écorce ? Avons-nous à ce moment-là une chance unique de les percer à jour, ou est-ce que cet espoir est absolument vain, parce que le premier regard passe toujours à côté de ce qui est important ?
Julia Kerninon
9 janv. 20241 min de lecture


Soleil pessimiste
Arthur Schopenhauer disait : "Ni haïr, ni aimer, fait la première moitié de toute intelligence du monde ; ne rien dire et ne rien croire la deuxième."
5 janv. 20242 min de lecture


Pause
La philosophie nous propose la question de "mettre les choses en perspective" dés lors que l’on a pris conscience que le monde ne nous paraît plus uniquement centré sur nous et sur le moment présent. "Le perspectivisme désigne les doctrines philosophiques qui défendent l'idée que la réalité se compose de la somme des perspectives que nous avons sur elle. Autrement dit, ce sont les différents points de vue que nous avons sur elle qui la constituent
4 janv. 20243 min de lecture


La silhouette aux lilas
"Avez-vous vu parfois une jolie vallée grise, sous un ciel lourd ? Puis brusquement les nuages se séparent, le soleil descend, et la vie, la couleur surgissent joyeusement et chantent partout. C’est à cela qu’elle ressemble en ce moment-ci. Le bonheur fait vivre ses yeux, et sa voix est une perpétuelle chanson."
Pearl Buck
7 déc. 20231 min de lecture


Conversation avec une silhouette.
Elle a l’impression qu’on l'a éduquée et préparée à attendre l’amour comme on tend un piège en haute mer pour capturer des milliers de poissons en une seule prise. Elle aimerait maintenant rentrer en elle-même et ne plus avoir à nager.
7 déc. 20232 min de lecture


Selfie.
L’amour de soi, qui selon Rousseau, est toujours bon. et L’amour-propre, qui au contraire, est à l’origine de tous nos maux. C’est lui qui porte à la comparaison, qui engendre les hiérarchies, qui suscite les querelles. "La mise en scène virtuelle de nos existences empiète de plus en plus sur nos vies « vraiment » vécues. Au point de nous noyer, tel Narcisse, dans nos “selfies” ?" Mais Plus encore qu’un déni de l’altérité, le narcissisme est un refus de de l’altération.
7 déc. 20232 min de lecture


Le marcheur de Paris
" Il s’était étonné que, parmi les millions d’habitants que comptait une grande ville comme Paris, on puisse tomber sur la même personne à de longs intervalles, et chaque fois dans un endroit très éloigné du précédent...Bosmans avait alors pensé que le destin insiste quelquefois. Vous croisez à deux, trois reprises la même personne. Et si vous ne lui adressez pas la parole, alors tant pis pour vous."
Patrick Modiano
5 déc. 20232 min de lecture


Les liaisons heureuses.
Leurs regards doivent s’extirper de leur solitude, se réhabituer à la lumière de l’autre. Se retrouver comme après un long voyage. L’émotion de la rencontre vient se glisser en eux, comme on se glisserait sous une couette rassurante d’un grand lit d’hiver pluvieux, se cachant tous deux sous les couvertures pour se raconter des souvenirs nouveaux. Se dire qui l’on est et avoir envie de tout savoir de l'autre… même de ses silences.
20 avr. 20231 min de lecture


Insomnia...
il passe des heures à déambuler sagement dans sa mémoire. Parfois il prend la route jusqu’a Fort Pecket et la frontière du North Dakota, parcourant à plusieurs reprises un long chemin en écoutant en boucle les mêmes titres de sa playlist. Comme ceux qui continuent sans cesse à passer la majeure partie de leur existence à fois il prend la route jusqu’a Fort Pecket et la frontière du North Dakota, parcourant à plusieurs reprises un long chemin en écoutant en boucle les mêmes ti
3 janv. 20231 min de lecture


Le jour des baleines
C’est peut-être cela l’amour ; vingt-trente ans, on dessine l’être idéal de pied en cap, la couleur de ses yeux, l’arrondi de ses mains, son tempérament, sa famille, son pays, son gagne-pain – on ne transige pas, tout lui, tout elle, sinon rien – pour finalement s’amouracher de l’absolu contraire et implorer le pardon de l’univers d’avoir jadis été si couillon.
Gaëlle Bélem
17 juil. 20223 min de lecture


Etude sur toiles : l'éther
* Mais qui s’intéresse au fait que le personnage de Moby-Dick : le capitaine Achab se décompose physiquement, consumé par le désir de vengeance ? On ne se souvient que du combat, l’échec ou la victoire.
On raconte que Herman Melleville fut obsédé par un de ces derniers poèmes, le reprenant plusieurs fois, pour en définitive le développer et en faire une nouvelle, puis un roman.
1 mai 20221 min de lecture


La croisée des mondes.
Nous vivions un contre-jour étrange, semblable sans doute à des chambres d’hôtels de gares. Les silhouettes se succèdent, apportent leurs vies et leurs bagages, se jettent dans le lit comme dans des corps. Amants, inconnus, voyageurs ; regardant tous par la même fenêtre le temps qui passe sur le trottoir de la place, la fontaine, le type qui promène son chien, la fille en vélo qui va au kebab. Les grilles qui enserrent les pieds des arbres pour qu’ils ne se sauvent pas.
15 avr. 20223 min de lecture
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