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  • le voleur de silhouettes

Silhouette au soleil

Dernière mise à jour : 16 juin

Arthur Schopenhauer disait : "Ni haïr, ni aimer, fait la première moitié de toute intelligence du monde ; ne rien dire et ne rien croire la deuxième."

Etude personnelle Acrylique sur toile 80X80

Tu m appelle et tu dis : "je ne reste pas longtemps".

Ce genre de chose raconte une histoire. Pourquoi composer mon numéro pour dire que tu t’en vas. Où que tu n’as rien à dire où pire : rien à me dire ? C'est comme envoyer une page blanche en guise de lettre. c'est blessant :

Alors, je me couperai en deux morceaux distincts : l’un te dirait : - Et bien, va-t’en ! L’autre tomberait sur le côté en roulé-boulé jusqu’à la terrasse et aurait envie de tes bourrasques d’idées, avides de reprendre le chemin des ponctuations ; attention : point-virgule ! Je ne suis d’accord qu’avec la moitié de ton idée : tu as juste appuyé sur mon nom et composé mon numéro par erreur en marchant ! ou tu avais juste envie de blesser quelqu'un aujour d'hui car à ton tour, tu as été rabaissé dans ton travail ou dans ta vie ?

Le ciel par chance semble vouloir s’éclairer de vitamine b, je pousse mon visage vers le soleil, mon astre adoré, Il me fait un clin d'oeuil… Toi au moins, tu viens sans geindre que tu as autre chose à faire. Je laisse le silence préparer sa sentence, puis mes deux morceaux cassés ! Respirer.




Arthur Schopenhauer est né le 22 février 1788 à Danzig (alors en Prusse ; aujourd’hui Gdańsk, en Pologne). Il est le philosophe du pessimisme avec : Le monde comme volonté et comme représentation (Die Welt als Wille und Vorstellung) Il y fait (paraphrasant Platon) le constat du caractère tragique de l’existence humaine. « La vie oscille, comme un pendule de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui », écrit-il.`L’illusion du libre arbitre, chez Schopenhauer, est d’une criante actualité : elle nous rendrait égocentriques. Nous lisons le monde non plus comme un élément global fait de changements perpétuels, mais en pensant que tout tourne autour de nous, de nos désirs, de nos besoins.  Cette focalisation sur soi-même engendre souvent de la souffrance, de l’insatisfaction ou une quête de quelque chose de plus…  qui n’existe sans doute pas… Et nous rendrait con ?! 

Selon le philosophe nous nous retrouvons alors prisonnier de nos propres désirs. Il nous propose en réponse sa définition d’une intelligence : lorsque l’on se tourne vers les autres, que l’on ressent de l’empathie et en agissant pour soulager leur souffrance, on se libère un peu de notre propre égocentrisme.





 

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