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Frederic Berthet

Felicitad
Des nouvelles comme il en faudrait tant, elles sont drôles, enlevées, parfaitement écrites et toujours si parisiennes, je dirais presque «Modianesque» ! Je n’avais jamais lu ce livre sortit en 1993, je ne regrette pas.
Frederic Berthet est un écrivain mondain, on déplore parfois qu’il arpentât les soirées au lieu de noircir des cahiers. Mais n’y trouvait-il pas la matière première de ces histoires ? Comme Felicitad, cette impétueuse jeune femme : « elle m’expliqua qu’il existait deux catégories de bulles de champagnes, celles qui remontaient tout de suite à la surface, et celles qui, restant au fond, retenaient leur respiration plus longtemps que les autres. » Ou « Sixtine, elle disait qu’elle aimait les scorpions, les yeux bleus, Oscard Wilde, les gens qui parlaient peu et comme voiture les Panther-Lima. Elle n’aimait pas les endives, détestait tomber amoureuse, mais adorait les réconciliations. »
Berthet est mort en 2003 à 49 ans, il laisse une œuvre trop maigre. Du coup on réédite ses rubriques (la table ronde) à peine une cinquantaine d’articles littéraires, il chroniquait au Figaro quand le journal n’était que de droite,.. Si c’était aujourd’hui, j’ose imaginer qu’il ne s’y serait pas plu, ou pire : n’aurait pas été invité. Toujours est-il qu’il résume sa philosophie en quelques lignes :

« Ce n’était pas très difficile d’être romantique, ces années-là, vous savez. On était romantique sans le faire exprès — et on finissait par payer le prix sans même s’en être aperçu. »

Berthet est un écrivain mondain, on déplore parfois qu’il arpentât les soirées au lieu de noircir des cahiers. Mais n’y trouvait-il pas la matière première de ces histoires ? Comme Felicitad, cette impétueuse jeune femme : « elle m’expliqua qu’il existait deux catégories de bulles de champagnes, celles qui remontaient tout de suite à la surface, et celles qui, restant au fond, retenaient leur respiration plus longtemps que les autres. » Ou « Sixtine, elle disait qu’elle aimait les scorpions, les yeux bleus, Oscard Wilde, les gens qui parlaient peu et comme voiture les Panther-Lima. Elle n’aimait pas les endives, détestait tomber amoureuse, mais adorait les réconciliations. »
Berthet est mort en 2003 à 49 ans, il laisse une œuvre trop maigre. Du coup on réédite ses rubriques (la table ronde) à peine une cinquantaine d’articles littéraires, il chroniquait au Figaro quand le journal n’était que de droite, un peu avant de devenir extrême. Si c’était aujourd’hui, j’ose imaginer qu’il ne s’y serait pas plu, ou pire n’aurait pas été invité. Toujours est-il qu’il résume sa philosophie en quelques lignes :

« Ce n’était pas très difficile d’être romantique, ces années-là, vous savez. On était romantique sans le faire exprès — et on finissait par payer le prix sans même s’en être aperçu. »

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